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  • Philippe Menard

Mieux se connaître : une mission impossible ?

Dans ce nouvel article nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec Système 1 et Système 2 décrits par Daniel Kahneman (1) dans son livre « Système 1 / Système 2, les deux vitesses de la pensée »(2).

Ces deux personnages se partagent la direction de nos pensées et de nos comportements sans que nous en ayons toujours conscience. Nous allons découvrir en somme, certaines clés qui nous permettront de mieux comprendre comment nous fonctionnons et peut-être d’accéder à une meilleure connaissance de soi.


Nous vous proposons ensuite d'observer comment se passe leur collaboration et la fluidité de leurs relations. Que fait l'un quand l'autre travaille ? Comment se relaient ils ? Quels sont les pièges qui nous guettent ? et comment les prendre en compte pour développer une certaine confiance en soi ?


Mieux se connaître : une mission impossible ?

FAISONS PLUS AMPLE CONNAISSANCE AVEC SYSTEME 1 ET SYSTEME 2

Pour commencer, nous nous souvenons que grâce à Système 1 vous parvenez parfaitement à conduire votre voiture sur une autoroute déserte tout en entretenant une discussion passionnée avec votre voisin.

Que se passe-t-il lorsque vous circulez sur une route beaucoup plus étroite, sinueuse et que vous vous préparez à doubler un camion ?

En principe, le Système 1 évalue rapidement la situation et identifie un risque sérieux. Il passe alors la main au système 2 et il est même très probable qu'à ce moment précis, et sans y avoir réfléchi, vous avez déjà arrêté la conversation pour permettre à Système 2 de gérer la situation le plus efficacement possible.


Système 2, un gros consommateur d’énergie

Regardez maintenant la vidéo suivante et essayez de trouver le nombre exact de passes de ballons réalisé par les joueurs habillés avec un maillot blanc. A vous de jouer.



Si vous avez réussi à compter 15 passes, félicitations, vous avez su rester concentré.

Mais avez-vous vu le Gorille ?


Si si, un gorille est bien passé entre les joueurs et vous ne l'avez sans doute pas vu, trop occupé à compter le nombre exact de passes. Cette expérience est connue sous le nom de test du gorille invisibleThe Invisible Gorilla ») et a été mise au point en 1999 par Christopher Chabris et Daniel Simons, deux chercheurs en Psychologie cognitive de l’Université Harvard.

Vous venez d'expérimenter ce qu'il se passe lorsque le Système 2 est très occupé ; le Système 1 est débranché et il n'y a plus personne pour observer autour de vous les phénomènes bizarres, les dangers, les opportunités ou même le passage d'un gorille.


L’idée ici est de prendre conscience qu’il suffit d’occuper intensivement le Système 2 d’une personne en lui demandant de réaliser une tâche complexe, pour que cette personne soit totalement isolée de son environnement. Si le Système 2 consomme suffisamment d’énergie pour son calcul, il n’a plus de ressources pour vérifier la cohérence de l’ensemble. Toutes les ressources étant affectées au calcul, le Système 1 s’arrête de fonctionner lui aussi.


Pour expérimenter cela autrement, il vous suffirait, lors d’une prochaine promenade avec un ami, de lui demander de faire un calcul compliqué, 23 x 34 par exemple. S’il se lance dans cette opération, il est fort probable qu'il s’arrête de marcher pour calculer le résultat, même si la marche ne lui demande que très peu d’énergie, il va affecter cette énergie au calcul.


Nous voyons donc que plus le Système 2 est sollicité, plus il consomme d’énergie et plus il se « fatigue » et plus il a tendance à laisser faire le Système 1. Pour refaire le plein d’énergie, la solution est simple, il faut un peu de repos, de l’activité physique et une consommation appropriée de glucose. Par exemple un bon plat de pâtes au déjeuner si vous devez produire votre effort dans l’après-midi. Le régime est comparable à celui d’un sportif qui se prépare pour un match.


C’est ainsi que l’on pourra voir une personne fatiguée par une charge de travail trop importante depuis trop longtemps, se mettre à grignoter, manger des gâteaux, boire du café ou de l’alcool. Ce type d’aliments correspond à la préférence du Système 1 pour absorber du glucose et retrouver son énergie. Il est probable que le Système 2, habituellement responsable des comportements raisonnables aurait fait d’autres choix, mais à présent, il est trop fatigué et a abandonné. Il aurait aussi vraisemblablement fait l’effort d’aller se coucher de bonne heure au lieu de regarder des séries télé jusqu’à point d’heure.


Des décideurs dont le Système 2 serait trop fatigué, pourraient se contenter de prendre leurs décisions en optant pour le choix par défaut, le plus simple et le moins risqué, celui qui maintient le système en place. Des expériences ont réellement été réalisés et cela se vérifie clairement.


L’enjeu est de taille, en effet, si votre Système 2 est fatigué ou pas suffisamment entraîné, il laisse le Système 1 seul aux commandes et valide toutes ses intuitions. Comme vous l’imaginez déjà, cela peut avoir des conséquences négatives sur vos capacités de jugement et de décision.


Nous allons voir maintenant les épreuves qu’il faudra se préparer à affronter lorsque le Système 2 est défaillant et laisse faire le Système 1.


Système 1, un acteur très actif et intuitif

Regardez maintenant le schéma ci-dessous.

Quelle est selon vous la ligne la plus longue ?


Illusion de Müller-Lyer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_de_Müller-Lyer
Illusion de Müller-Lyer : https://fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_de_Müller-Lyer

Si vous avez identifié que la ligne la plus longue est celle du haut, alors vous faites bien partie de la majorité des personnes interrogées qui, elles aussi, ont tout de suite vu que la ligne du haut est la plus longue.


En réalité, elles sont toutes les deux exactement de la même longueur. Vous aviez déjà compris que lorsqu’il s'agit de comparer des éléments simples ou qui le paraissent, c'est le Système 1 qui effectue le travail. C'est donc bien lui qui donne la réponse et, comme la réponse lui paraît simple et qu’il cherche à aller vite, il se fie à son intuition.


Ici il est induit en erreur par les extensions aux extrémités des 2 lignes. Il n’a sans doute pas encore appris que ces extensions pourraient le tromper, il ne sollicite donc pas le Système 2 et tombe dans le piège. Il est possible pourtant que la partie du Système 2 qui s’occupe de la cohérence dans l’environnement, lui a fait un petit signe, « attention, c’est bizarre ces extensions, il y a peut-être un piège ». Si le Système 1 de la personne est en situation de pleine confiance en soi ou trop pressé, il n'est pas rare qu’il n’écoute pas les interrogations de Système 2.

Maintenant, vous le savez, votre moi conscient, votre Système 2 le sait, ces deux lignes mesurent exactement la même longueur et pourtant, quand vous regardez à nouveau ce dessin, vous ne pouvez pas vous empêcher de voir la ligne du haut comme étant la plus longue. Vous ne pouvez pas empêcher votre Système 1 d’effectuer son travail et il n'y a pas moyen de changer ce système.


La seule chose à faire dans ce cas est d'apprendre un nouveau comportement à votre système 1, celui de se méfier des comparaisons de lignes lorsqu'il y a des choses bizarres au bout de ces lignes. Il faut lui apprendre à passer la main à Système 2, qui sait comparer rationnellement la longueur des deux lignes, sans doute avec une règle, et apporter une réponse fiable. En faisant cela, vous faites faire un nouvel apprentissage au Système 1 qui ne tombera plus dans le panneau la prochaine fois.

L’état de Flux ou d’aisance cognitive et l’état de tension

Si vous ressentez que tout va bien autour de vous, c’est sans doute que votre Système 1 travaille dans un environnement connu qui lui paraît sécurisé, il reconnaît à temps les difficultés et sait passer la main à Système 2 lorsqu’il le faut, bref, lorsque la collaboration entre Système 1 et Système 2 est optimale. On parle alors d’Aisance Cognitive ou encore d’État de Flux. Il s’agit d’un état dans lequel on se trouve lorsque nous produisons efficacement un travail et que nous sommes motivés par cela.


Les personnes qui ont la chance de travailler en état d’Aisance Cognitive ou d’Etat de Flux peuvent travailler plus longtemps sans éprouver de fatigue, ils sont efficaces et consomment peu d’énergie. En les observant, il est possible de noter un sourire sur leur visage et une bonne humeur générale.


Lorsqu’une personne se trouve dans cet état, elle aime ce qu’elle voit et ce qu’elle fait ainsi que ceux qui l’entourent et se sent confortable dans son environnement. Elle a alors tendance à être plus décontractée et devient plus superficielle dans sa façon de penser. Elle accorde alors facilement sa confiance à son intuition, son Système 1, et devient de ce fait plus naïve, crédule et donc fragile. Elle a plus de risque de tomber dans un piège qui surviendrait à ce moment précis.


Inversement, il n’y a pas d’Etat de Flux lorsque la motivation baisse ou lorsque la difficulté est trop importante. On parle alors d’un État de Tension qui va générer une plus grande fatigue. Il existe des problèmes importants à résoudre et l’environnement est ressenti comme plutôt hostile. Nous pouvons observer que la personne fronce les sourcils, tout semble compliqué et tendu. Dans cet état, la personne est méfiante et vigilante, elle cherche à limiter au maximum le risque d’erreur. La conséquence est que dans ce contexte, on travaille moins vite avec plus de contrôles. Ce contexte ne favorise pas la prise de risque et la résilience, l’innovation et la créativité seront également limités.


A noter que le contexte tendu ou d’aisance cognitive a un impact sur le physique, sourcils froncés ou sourire. Il semble aussi que l’inverse soit également vrai. Ainsi, si vous souriez en vous levant, il est vraisemblable que votre environnement vous paraîtra plus agréable et vous aidera à entrer en état d’aisance cognitive. Si vous vous levez en faisant des grimaces sourcils froncés, il est plus probable que vous n’appréciez pas ce que vous allez voir et que vous passiez en état de tension.

ATTENTION NOTRE CERVEAU NOUS TROMPE, PARFOIS


Aller au plus facile - le problème de la batte et de la balle,

D’après vous, quel est le prix d’une balle si nous vous donnons les informations suivantes :

  • Une batte et une balle coûtent 1,10 dollar au total

  • Et la batte vaut 1 dollar de plus que la balle


Un chiffre vous est venu à l’esprit et bien sûr, ce chiffre est dix, dix centimes. L’intérêt de ce problème est qu’il suscite une réponse intuitive, séduisante et fausse. Cette réponse est celle formulée par le Système 1 et validée par un système 2 qui ne s’est pas méfié ou pas assez fort pour que Système 1 le prenne en compte.


Faisons fonctionner notre Système 2 pour vérifier. Si la balle vaut 10centimes et que la batte vaut 1 dollar de plus, alors la batte vaut 1 dollar + 10 centimes, soit 1,10 dollars. Le total de la batte et la balle est alors 1,10 dollars + 10 centimes, soit 1,20 dollar et non pas 1,10 dollar comme le formule l’énoncé. Voilà, finalement, faire la démonstration de l’erreur est relativement facile.


De la même façon, identifier le piège et chercher la bonne réponse ne nécessite qu’un effort modéré, un peu de tension musculaire et de dilatation de pupille aurait suffi à éviter une erreur gênante. Il semble que la loi du moindre effort s’applique à notre Système 2 qui, décidément ne se mobilise pas toujours facilement.


Et comme il semble que certains parmi vous attendent toujours qu’un système 2, quelque part, fasse le calcul, alors nous nous adressons aux lecteurs de cet article qui ont déjà trouvé la réponse, pouvez-vous partager dans les commentaires, votre méthode et le résultat que vous avez trouvé ? Quel est le prix de la balle ? Quel est le prix de la batte ?


Ce test a été proposé à des milliers d’étudiants d’universités américaines, y compris les plus prestigieuses et les résultats sont époustouflants. Entre 50 à 80% d’entre eux se fient à leur intuition et commettent l’erreur alors qu’ils ont tous la capacité de résoudre ce problème. Ils laissent leur Système 1 donner la réponse sans convoquer leur Système 2.


Daniel Kahneman en conclu que lorsque la réponse à une question semble évidente, un grand nombre de personnes ne se méfient pas et accordent une trop grande confiance en leur Système 1.


Le système 1 influence fortement nos jugements et nos comportements, nous venons de le voir, mais savez-vous qu’il est lui-même sous influence, et est facilement le jouet de toutes sortes d’effets et de biais qui le trompent et nous trompe donc aussi à notre insu.

L’Effet d’Amorçage

Un premier effet, assez puissant est l’effet d’amorçage. Il est souvent utilisé par les personnalités qui cherchent à influencer, tels que les publicitaires, les hommes politiques et bien d’autres encore…


Par exemple, prenons un groupe de personnes à l’heure du déjeuner. Si on évoque avec eux, le repas qui arrive et les plats qui pourraient être servis et qu’on leur demande ensuite, de dire les mots qui leur viennent à l’esprit à la vue des lettres suivantes : PA-N

Sans surprise, le mot PAIN sera majoritairement formulé.


Si au lieu de parler nourriture, on avait proposé au groupe une discussion sur les oiseaux, ils auraient cité en majorité le mot PAON.


En pratique, si vous souhaitez faire voter une nouvelle loi sur le financement des établissements scolaires, le résultat sera surement différent si les bureaux de vote sont installés dans une école ou dans un palais luxueux de l’état. Le lieu du vote peut être un effet d’amorçage. Votre ressenti agréable ou tendu au moment de l’accueil dans ce bureau peut aussi être un effet d’amorçage.


La machine associative

Si maintenant vous regardez ces deux mots :


BANANE VOMI


En un instant, votre esprit a fait un grand nombre d’opérations, vous avez peut-être passé en revue des images ou vécu des situations désagréables liées à vomi, vos traits se sont crispés, vos poils se sont peut-être hérissés.


De façon totalement involontaire votre esprit a essayé de créer un lien de causalité entre ces deux mots, peut-être même avez-vous tenté d’imaginer une histoire dans laquelle la banane serait la cause du vomi et vous avez soudain éprouvé une certaine méfiance ou même aversion à l’égard des bananes. Vous vous êtes peut-être même étonné de ce ressenti tout à fait nouveau pour vous. Lors de votre prochaine confrontation à une banane, vous ne serez peut-être pas surpris d’éprouver un léger dégoût.


Tous ces ressentis ont été créés automatiquement en cascade et vous les avez vécus involontairement, en quelques instants, sans aucun effort. La cohérence est la caractéristique principale de tous ces évènements, cognitifs, émotionnels et même physiques. Chaque élément est lié à un autre et ils se renforcent mutuellement dans une logique dite de cohérence associative.


Le Système 1 est une super machine associative, il cherche à donner autant de sens que possible aux situations, quitte à inventer des histoires pour la rendre plus cohérente.


Ce qui est important pour nous, c’est que nous avons vécu cette nouvelle expérience aussi bien de façon cognitivequ’émotionnelle et même physiquement. C’est ainsi que cette aventure va pouvoir intégrer notre mémoire plus ou moins consciemment dans notre Système 1, le travail de la pensée associative étant muet et dissimulé à notre conscience.


Ce patrimoine embarqué dans système 1 est unique à chacun de nous et, en influençant fortement nos jugements et nos comportements, il nous différentie les uns des autres. En ce sens, Système 1 est beaucoup plus intéressant que Système 2, qui est lui, beaucoup plus prévisible, tout rationnel, logique et factuel qu’il est.


QUELQUES PIEGES SUPLEMENTAIRES


Le biais de confirmation

Regardez cette image, vous voyez tout de suite trois petites filles de tailles croissantes sur le quai d’une gare.



Le biais de confirmation

Un détail vous intrigue cependant et en y regardant de plus près, vous identifiez qu’il s’agit de la même image de petite fille. En mesurant avec une règle, elles sont toutes les trois exactement de la même taille. Votre système 1 vous a fait percevoir des images de tailles croissante car il a pris en considération la notion de perspective. Encore une fois, vous avez beau le savoir, en regardant cette image, vous avez du mal à être absolument sûr que les trois petites filles sont de la même taille. Pour tout ceux qui n’ont pas encore mesuré à la règle, vous en êtes peut-être, il est encore temps, prenez une règle pour mesurer et être certain.


Sur cette image maintenant, d’après vous, la ligne horizontale est-elle plus grande ou plus petite que la ligne verticale ?

L’effet de perspective joue à nouveau, en effet, avec la perspective, une ligne verticale est plus longue qu’elle ne le paraît. En réalité elles sont toutes les deux de la même longueur. A vos règles…


Et pour terminer, sur cette dernière image, que voyez-vous ?


Quelque-chose de spécial ? Regardez bien !

Et si nous vous le disions, regardez bien, il y a un cigare dans ce mur, là, entre deux briques !


Ça y est vous le voyez ! Ce cigare, bien planté au milieu d’un mur de briques est tellement incohérent par rapport à notre carte du monde que notre Système 1 a probablement essayé de nous le cacher aussi longtemps qu’il l’a pu. Il l’a fait avec une bonne intention, celle de nous rendre la vie plus agréable en ne nous montrant un mur sans cigare, en toute conformité avec cette croyance qu’il n’y a pas de cigare dans les murs.


Il existe bien d’autres effets et biais qui peuvent influencer notre Système 1.

Prenez cette femme qui croie que les barbus sont gentils. A chaque fois qu’elle voit des barbus gentils, elle a la confirmation de cette croyance qui se renforce ainsi à chaque nouvelle expérience. Lorsqu’un jour, elle rencontre un barbu méchant, elle occulte sa méchanceté ou imagine une histoire pour l’excuser et confirmer une nouvelle fois que les barbus sont gentils.


Vous pouvez observer toutes sortes de variantes avec le boss qui ne pense qu’à ses dividendes, tel collègue qui est incompétent, les jeunes qui ne s’engagent pas, les séniors qui ne savent pas utiliser l’informatique, les femmes qui sont de meilleures managers que les hommes, les RH qui ont un réel talent d’empathie, etc... Vous en connaissez tous beaucoup et vous adhérez sans doute à un certain nombre d’entre eux, ils influencent votre vie, souvent sans que vous le sachiez.


Il y a aussi les injonctions contraignantes que l’on formule soi-même automatiquement sans y réfléchir : il faut que je me dépêche, il faut que je sois ponctuel, il faut que ce soit parfait, il faut être gentil, je ne dois pas me laisser faire, pleurer au travail n’est pas professionnel, un manager ne doit pas avouer ses torts, je vais trouver de la reconnaissance au travail… etc…


Nous ne savons pas quelles sont les croyances et les injonctions qui nous guident et nous ne savons pas bien d’où cela nous vient, mais il est plus que probable que la plupart de nos comportements et de nos décisions soient guidés par tout un ensemble de croyances et d’injonctions de ce type.


CONCLUSION


Même si nous aurions préféré ressembler à Système 2, logique et rationnel, il faut nous faire une raison, c’est notre Système 1 qui reflète bien mieux notre personnalité que de notre Système 2.


Système 1 œuvre pour notre bien, il a emmagasiné dans notre mémoire toute notre histoire et nos comportements les plus efficaces en situation. Il fait cela à notre insu et en général nous lui en sommes reconnaissants, car cela nous permet d’être rapides et efficaces. Mais parfois cette capacité à réagir vite et automatiquement a une contrepartie, celle de nous faire tomber dans des pièges cognitifs.


Pour la plupart d’entre nous, n’étant pas avertis de ces phénomènes et ne connaissant pas l’origine des pièges, il nous arrive de vivre des situations qui ne nous conviennent pas et qui se répètent parce que nous ne savons pas comment en sortir.


Voici quelques exemples que l’on retrouve couramment en entreprises : peur de parler en public, de faire une relance téléphonique, difficulté à écouter activement, difficulté à finaliser ses projets, relations conflictuelles avec l’équipe, parle trop en réunion, peur de dire non à son chef ou à son collaborateur, etc…


Certains aussi doivent prendre des décisions importantes pour l’équipe ou pour l’entreprise et ils souhaitent pouvoir le faire en minimisant les risques et sans être influencé par quelques réflexes automatiques et incontrôlés du Système 1.


Dans ces cas, comme dans beaucoup d’autres, il s’agit pour ces personnes de résoudre ce type de problèmes qui leur sont bien spécifiques mais dont l’origine a été stockée dans leur mémoire par le Système 1 à leur insu. Résoudre le problème seul n’est pas si simple et trouver un interlocuteur dans son entourage qui soit capable d’accompagner efficacement ne l’est pas non plus.


Les Coachs Professionnels certifiés sont formés et entraînés pour accompagner ces personnes dans des situations particulières comme celles-ci. Engagés dans le respect de la charte de déontologie de la fédération EMCC, ils sont des partenaires fiables, impartiaux et indépendants.


NOTES :

(1) Daniel Kahneman est un spécialiste reconnu en psychologie cognitive et économie comportementale. Il est aussi professeur émérite à l'université de Princeton et a reçu, en 2002 le prix Nobel pour ses travaux sur le jugement et la prise de décision. Retrouvez-son profil sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Kahneman.

(2) Il est notamment l’auteur du livre Système 1 / Système 2, les deux vitesses de la pensée sur lequel nous nous appuyons pour la rédaction de cet article. Il prend en compte dans cet ouvrage nombre de découvertes psychologiques réalisées ces dernières décennies sur le sujet et partage de multiples expériences passionnantes qu'il a pu mener tout au long de sa vie en collaboration avec son collègue et ami Amos Tversky. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Amos_Tversky).



 

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